EXPERTISE EN ART PUBLIC : LIBÉRER LES FIGURES ARCHÉTYPALES

« Sculpter l’espace public, c’est inscrire une identité dans la pérennité du minéral. Mon approche de l’art monumental repose sur un dialogue intime avec la matière, où la taille directe devient un acte de médiation entre l’histoire d’un lieu et ceux qui l’habitent. De la rigueur de l’ingénierie à la liberté du geste créateur, j’accompagne les institutions et les bâtisseurs dans la création d’œuvres mémorielles et contemporaines qui transcendent le paysage pour devenir des repères de sens et de mémoire collective. »
Ma Démarche : L’Éveil des Archétypes et la Présence Active
« Mon travail de sculpteur est une quête de l’invisible dans la matière. Au-delà de la forme, je cherche à libérer des figures archétypales — ces images primordiales et universelles qui habitent l’inconscient collectif. Chaque œuvre est une rencontre entre l’âme du lieu et un symbole éternel.
Ma pratique est celle de la présence active. Par la taille directe effectuée souvent sous le regard du public, la création devient un événement vivant, un dialogue ouvert entre l’artiste, la pierre et les citoyens. En sculptant à même le lieu d’accueil — comme ce fut le cas pour l’Harfang de la Paix en France et une grande majorité de mes oeuvres — j’inscris l’effort, le son du ciseau et le souffle de la création dans la mémoire immédiate du territoire.
Cette immersion me permet de transformer la masse brute en un point d’ancrage qui parle au spectateur de sa propre humanité. Installer une sculpture dans l’espace public, c’est donc offrir un repère de sens intemporel, une présence qui demeure bien après que le geste s’est arrêté. »

OEUVRES PHARES
LE HARFANG DE LA PAIX: : UN ENVOL SACRÉ POUR LA MÉMOIRE
UN HOMMAGE VIVANTS AUX SOLDATS CANADIENS FRANÇAIS DE LA GRANDE GUERRE
Inscrit parmi les monuments mémoriaux de la guerre, L’Harfang de la Paix est bien plus qu’une sculpture : c’est un trait d’union entre le passé et l’avenir, entre le Québec, dont il est le symbole aviaire et la France. Cet oiseau déploie ses ailes dans un élan vers l’azur symbolisant l’ascension des âmes, mais aussi la fragilité et l’effort constant nécessaires pour atteindre et maintenir la paix.
UNE CRÉATION PARTAGÉE : LA MÉMOIRE EN ACTION
Sculptée en taille directe devant public, l’œuvre a permis aux citoyens d’être témoins de sa naissance. Ce dialogue entre l’artiste, la matière et la communauté a favorisé une appropriation profonde de l’oeuvre. En voyant le geste libérer la forme de la pierre, le public a pu contaster les différentes étapes de la taille de la pierre et le dur labeur qui mène à une oeuvre achevée.
Le Harfang de la Paix a été réalisé en 2023 au Monastère du Mont des Cats à Godewaersvelde, en France. Il a été taillé dans un calcaire provenant de la carrière de Thénac. L’artiste a réalisé ce projet de juillet à septembre 2023.
L’inauguration de l’oeuvre a eu lieu le 15 septembre 2023, celle de l’ensemble du site rénové, le 15 juin 2024.
Dimensions : 290 x 86 x 110 cm






AATAENTSIC : LA MÈRE DE L’HUMANITÉ AU COEUR DE LA TERRE

UNE PROUESSE À 5000 PIEDS SOUS TERRE
Réalisée pour la collection du Muséo Subterraneo de Sculptura Monumental, cette œuvre habite les profondeurs de la Cathédrale de Sel de Zipaquirá, en Colombie. Sculpter dans ce sanctuaire souterrain, à plus de 180 mètres sous la surface, a exigé une adaptation totale à un environnement extrême où l’air, la pression et la matière imposent leurs propres lois.
L’INTENTION : LA RENCONTRE DES PROFONDEURS
En plaçant Aataentsic — la femme tombée du ciel — dans les entrailles de la terre, Lerou crée un paradoxe poétique puissant. La figure mythologique huronne-wendat trouve un nouveau sens dans l’obscurité lumineuse de la mine de sel. C’est une rencontre entre les récits des Premières Nations du Nord et la géologie monumentale du Sud.



L‘EXPÉRIENCE DE LA MATIÈRE
Lieu : Cathédrale de Sel de Zipaquirá, Colombie (Merveille architecturale).
Défi technique : Taille directe en milieu souterrain, gestion de l’hygrométrie et de la conservation en milieu salin.
Symbolique : L’œuvre fait désormais partie d’un patrimoine mondial, témoignant de la portée internationale de la sculpture de Lerou.
Aataensic a été réalisée en 2023. L’oeuvre a une hauteur de 350 cm une largeur de 350 cm et 50 cm de profondeur.
LA SPIRALE DU TEMPS : L’AXE IMMUABLE DE L’ÊTRE

UN SYMBOLE D’ANCRAGE FACE AU TOURBILLON DE L’EXISTENCE
Issue d’une expérience méditative profonde, La Spirale du Temps est une invitation à la transcendance. Bien plus qu’une figure de pierre, elle représente ce « Je suis » inaltérable qui réside au cœur de chaque humain. Alors que le temps — passé, présent et futur — s’enroule autour d’elle comme un ruban en mouvement, la figure féminine demeure verticale et sereine. Elle incarne la force stabilisatrice nécessaire pour traverser les tempêtes, les doutes et les crises de notre quête identitaire.
LE GESTE ET LA VISION : LA MATIÈRE AU SERVICE DE L’ESPRIT
Taillée dans le calcaire, cette œuvre matérialise le dialogue entre la vision intérieure de l’artiste et la résistance de la pierre calcaire. La spirale, qui prend racine aux pieds de la sculpture pour s’élever jusqu’aux mains, illustre la fluidité de la vie contrastant avec la solidité du corps central. Par la taille directe, la sculpteure a cherché à libérer une forme qui rappelle que, malgré le flux incessant du temps, il existe en nous un espace de paix que rien ne peut ébranler. Le concept de l’œuvre repose sur l’expérience de l’essieu central de l’être véritable. L’archétype représenté est celui de l’axe immuable de l’être véritable.
La Spirale du Temps a été réalisée en 2025. Elle est installée au Parc régional Champboisé, dans la municipalité de L’Ange-Gardien, en Outaouais, QC.
Dimensions : 322 x 120 x 84 cm.
THE WATERKEEPER : LA SENTINELLE DES EAUX
L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE
Créée en 2017 lors d’un symposium international en Chine, The Waterkeeper est une figure tutélaire dédiée à la protection de la ressource la plus précieuse de notre planète : l’eau. Dans cette œuvre, Lerou explore la dualité entre la permanence immuable du granit et la fluidité vitale de l’élément liquide. La forme semble veiller sur le cycle de la vie, rappelant notre responsabilité collective envers les écosystèmes. C’est une œuvre de dialogue entre l’homme et la nature, sculptée pour défier le temps.
L’ALLIANCE AVEC LE GRANIT
Matière : Granit (Chine). Réputé pour sa dureté extrême, le granit exige une force et une précision sans compromis.
Technique : Taille directe.


EXPERTISE INTERNATIONALE
Contexte : Création monumentale en symposium international (Chine, 2017).
Défi technique : Travail sur un bloc de granit de grande dimension, nécessitant une maîtrise parfaite des outils diamantés et une résistance physique éprouvée.
Rayonnement : Cette œuvre témoigne de la reconnaissance de Lerou par ses pairs à l’échelle mondiale et de sa capacité à s’intégrer dans des projets culturels d’envergure en Asie.
Dimensions : 275 X 155 X 110 cm


Lerou a pris la parole au nom des sculpteurs pour remercier la Ville de Tonghe et les organisateurs du symposium.
Le Cycle de l’Eau : De Boisbriand à Pékin
« La protection de l’eau est un fil conducteur qui traverse l’œuvre de Lerou depuis ses débuts. En 2012, La Gardienne de l’Eau à Boisbriand marquait sa première incursion monumentale dans l’espace public, un défi technique majeur taillé dans la serpentine. Cinq ans plus tard, cet engagement s’est exporté en Chine avec The Waterkeeper, sculpté dans le granit. Ces deux sentinelles, bien qu’éloignées par la géographie et la matière, partagent une mission commune : veiller sur la ressource la plus précieuse de notre humanité. »
LA GARDIENNE DE L’EAU : L’ÉVEIL D’UNE CONSCIENCE ENVIRONNEMENTALE

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE SENTINELLE LOCALE
Première œuvre d’art public de Lerou, installée devant le poste d’incendie à Boisbriand en 2012, La Gardienne de l’Eau se dresse comme un rappel poétique de notre dépendance vitale envers les ressources en eau potable. Cette figure protectrice semble émerger de la terre pour veiller sur l’équilibre fragile de nos écosystèmes. Elle incarne la responsabilité que nous portons envers les générations futures, un thème qui deviendra central dans l’œuvre de l’artiste.
L’EXPLOIT DE LA SERPENTINE
Matière : Serpentine du Québec. Bloc de 16 tonnes provenant de la carrière d »East Broughton. Le choix de cette pierre est en soi un exploit technique. Reconnue pour sa complexité et ses veinages imprévisibles, elle a exigé de l’artiste un travail considérable de taille.
Technique : Taille directe. L’œuvre révèle les nuances chromatiques uniques de la serpentine, évoquant les profondeurs aquatiques et la vie organique.

UNE RÉFÉRENCE HISTORIQUE
Lieu : Boisbriand, Québec (2012).
Expertise : Première intégration réussie dans un espace public municipal, marquant le début d’une série de plus de vingt réalisations monumentales à travers le monde.«
Dimensions : 335 X 121 X 152 cm


ZOÉ : LA SENTINELLE DU RIVAGE
L’INTENTION ARTISTIQUE : UN SALUT ENTRE LES MONDES
Érigée devant la mairie d’Oka et face au quai , à la croisée des chemins entre la municipalité et la communauté autochtone voisine, Zoé est une figure d’accueil et de recueillement. Cette femme de marbre, dont les traits évoquent l’héritage des Premières Nations, lève la main droite en un geste universel de salut. Les cheveux au vent, tournée vers l’horizon, elle semble attendre ou appeler ceux qui sont au loin. Par sa présence solennelle, l’œuvre devient un hommage vibrant et nécessaire aux nombreuses femmes et filles autochtones disparues, offrant un espace de dignité et de souvenir là où la terre rencontre l’eau.
LA POÉSIE DU MARBRE
Matière : Marbre. Ce matériau classique, choisi pour sa pureté et sa capacité à capter la lumière, confère à Zoé une aura d’éternité. Les veines du marbre prononcent son ventre rebondi, rappelant la richesse d’être une femme et de pouvoir enfanter.
Technique : Taille directe. Le travail sur le mouvement des cheveux et la douceur du geste de la main contraste avec la densité de la pierre, illustrant la force et la vulnérabilité des femmes qu’elle représente.


UN EMPLACEMENT HAUTEMENT SYMBOLIQUE
Lieu : Parvis de l’Hôtel de Ville d’Oka, face au lac des Deux Montagnes.
Expertise : Création d’un monument de réconciliation et de sensibilisation sociale. L’œuvre démontre la capacité de Lerou à traiter des enjeux humains complexes avec une justesse artistique qui favorise l’unité et la réflexion collective.
Zoé est taillée dans le marbre et réalisée en 2018.
Dimensions : 253 X 60 x 48 cm

PRÉSENCES AU COEUR DE LA CITÉ
« Intervenir sur le parvis d’un hôtel de ville, au sein d’une promenade municipale, ou dans un parc urbain exige une compréhension fine de la vie citoyenne et une écoute de l’âme du lieu. Mes sculptures pour les municipalités sont conçues comme des ancres archétypales : elles puisent dans des symboles universels pour renforcer l’identité profonde d’une communauté.
En harmonisant la noblesse de la pierre avec l’architecture civile, je crée des points de rencontre pérennes. Ces œuvres deviennent des ponts entre le passé mythique et le présent, témoignant du dynamisme et de la fierté des institutions que je sers tout en offrant aux citoyens un repère de sens intemporel. »
ADOLESCENCE : LE TEMPS SUSPENDU

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE PAUSE FACE À L’AVENIR
Installée à Boisbriand, l’œuvre Adolescence incarne la figure du passage. Assise au sommet d’un bloc vertical, la silhouette surplombe le paysage, les pieds oscillant au-dessus du sol. Cette posture évoque à la fois la vulnérabilité et la liberté : c’est le moment où l’on quitte la terre ferme de l’enfance pour observer l’horizon. Les lignes épurées et le regard tourné vers le bas suggèrent une introspection profonde, une préparation au grand saut vers la vie adulte.
LA POÉSIE DE LA MATIÈRE ET DE LA FORME
La Verticalité : Le piédestal de pierre fait partie intégrante de la narration, symbolisant l’ascension et le chemin déjà parcouru.
Le Contraste des Textures : Le travail en taille directe laisse apparaître une dualité entre la douceur du corps sculpté et l’aspect plus brut, presque architectural, de son assise.
Démarche Archétypale : L’œuvre représente l’archétype du « Veilleur », celui qui observe le monde avant de s’y engager. Elle offre aux passants un miroir de leur propre croissance et de leurs moments de réflexion nécessaire.

Adolescence est une sculpture taillée dans le calcaire. Elle est installée au parc Francs-Bourgeois, à Boisbriand, QC.
Dimensions : 220 X 61 X 61 cm

LA DANSE DES BATEAUX : LE BALLET DU GRANIT ET DU VENTL
LL’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ÉVOCATION MARITIME Réalisée lors du symposium international de sculpture de Saint John (Nouveau-Brunswick) à l’été 2022, La danse des bateaux célèbre le lien indéfectible entre les provinces maritimes et l’océan. La sculpture, par ses courbes et sa verticalité, évoque le mouvement fluide des barques et des coques qui s’entrecroisent sur l’horizon. C’est une œuvre qui capture l’énergie cinétique du vent et des marées, transformant le granit statique en une chorégraphie visuelle.
ANALYSE ARCHÉTYPALE ET TECHNIQUE
Matière : Granit. Ce choix n’est pas fortuit : le granit, pierre de force et de résistance, rappelle la solidité des gens de mer et la dureté des côtes atlantiques.

L’Archétype du Voyage : L’œuvre incarne l’archétype du « Passage ». Elle symbolise le départ, l’exploration et le retour au port, des thèmes universels qui résonnent profondément avec l’histoire acadienne et maritime.
La Verticalité et l’Élan : Malgré sa masse imposante, la sculpture s’élance vers le ciel. Le travail de Lerou sur les surfaces permet de créer des jeux d’ombres et de lumières qui accentuent la sensation de mouvement, comme si l’œuvre était animée par une brise invisible.
INTÉGRATION URBAINE
Lieu : Parc René-Arthur Fréchet, Moncton, Nouveau-Brunswick.
Impact : Située dans un espace vert nommé en hommage à un grand architecte acadien, l’œuvre enrichit le patrimoine culturel de Moncton. Elle offre aux citoyens un repère visuel fort qui honore à la fois l’art contemporain et l’identité régionale.
Dimensions : 320 x 109 x 90 cm (Une présence monumentale de plus de 3 mètres).
LE VENT : LA CAPTURE DE L’iNVISIBLE

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE FORCE EN MOUVEMENT
Créée en Chine, l’œuvre Le Vent est une exploration de l’immatériel à travers la densité du granit. Installée sur une grande artère à l’entrée d’un parc à Jimo (Shandong), la sculpture agit comme une porte monumentale entre le tumulte urbain et la sérénité de la nature. Ses formes généreuses et drapées semblent gonflées par une rafale puissante, évoquant le souffle de vie qui traverse le paysage. C’est une célébration de l’énergie cinétique, où la pierre ne semble plus pesante, mais portée par les courants aériens.
LA MAÎTRISE DU GRANIT
Matière : Granit. Ce matériau, symbole de force et de pérennité, a été travaillé pour exprimer une fluidité surprenante.
Technique : Taille directe. L’artiste a sculpté des ondes successives qui accrochent la lumière, créant un rythme visuel qui change selon l’heure du jour et l’angle du regard des passants.
Démarche Archétypale : L’œuvre incarne l’archétype du « Souffle » (le Pneuma), cette force invisible qui anime le monde et relie les éléments entre eux.


UNE PRÉSENCE MONUMENTALE EN ASIE
Lieu : Jimo, Shandong, Chine.
Impact : Située sur une artère majeure, elle sert de repère visuel fort, marquant la transition vers l’espace vert.
Sa monumentalité dialogue avec l’urbanisme moderne tout en offrant une pause poétique aux milliers de citoyens qui la croisent quotidiennement.
Dimensions : 230 X 152 X 92 cm


SHAMANE, GARDIENNE DE LA TERRE : LE BATTEMENT DE COEUR DE LA PIERRE

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ALLIANCE ENTRE CONTINENTS
Réalisée au sein de la Galaxie des Pierres Levées en France, Shamane est une œuvre mémorielle et vibrante. Elle représente une femme inuit, fière et recueillie, tenant son tambour traditionnel. Par cette figure, Lerou crée un pont symbolique entre les terres ancestrales du Nord et le sol européen. Le tambour, instrument de communication avec l’invisible, symbolise ici le battement de cœur de la Terre, invitant ceux qui croisent son regard à se reconnecter aux forces de la nature.
UN GESTE PUR : LA TAILLE DIRECTE MANUELLE
L’Ascèse Technique : Sculptée exclusivement à l’aide d’outils manuels (ciseaux et maillets), sans aucun recours à l’électricité, cette œuvre est le fruit d’un corps-à-corps physique et spirituel avec la pierre.
La Texture du Souffle : Ce travail manuel confère à la femme inuit une présence organique et intemporelle. Chaque marque d’outil sur le tambour ou sur les traits du visage témoigne de la patience et de la force de l’artiste.
L’Archétype de la Gardienne : Elle incarne la protection du territoire et la transmission des savoirs anciens. Elle ne se contente pas d’exister ; elle veille.
RAYONNEMENT ET SYMBOLISME
Lieu : La Galaxie des Pierres Levées, France.
Identité : Une célébration de la culture inuit et du pouvoir féminin.
Impact : En s’inscrivant dans ce site mégalithique contemporain, Shamane devient une sentinelle éternelle, rappelant aux générations futures que la voix de la terre parle toutes les langues.
Shamane, gardienne de la terre est une oeuvre taillée dans la pierre calcaire de Thénac. Elle a été réalisée durant l’été 2016, à Port d’Envaux, en Charente-Maritime, France, dans le cadre des Lapidiales.
Dimensions : 320 x 80 x 80 cm

MARIS STELLA : HOMMAGE AU PEUPLE ACADIEN

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ICÔNE DE RÉSILIENCE I
nstallée au cœur du Parc des Cultures de Saint-Jacques, Maris Stella est une œuvre mémorielle dédiée à l’histoire et à la pérennité du peuple acadien. Cette figure féminine hiératique, d’une verticalité apaisante, s’élève comme un phare de mémoire. Elle porte en elle une double symbolique : son ventre arrondi, telle une promesse d’avenir, contient son pays et ses racines, tandis que son chapeau conique est surmonté de l’étoile de l’Acadie, guide spirituel et symbole d’espoir à travers les épreuves de l’histoire.
UNE DÉMARCHE ARCHÉTYPALE : LA MÈRE-PATRIE
L’Archétype : Au-delà de l’hommage historique, l’œuvre incarne l’archétype de la « Mère-Patrie » ou de la « Protectrice ». Elle représente la terre qui nourrit et l’étoile qui guide, unissant le terrestre et le céleste.
La Matière : Travaillée en taille directe, la pierre calcaire blanche confère à la sculpture une aura de pureté et de noblesse, faisant écho à la force tranquille du peuple qu’elle célèbre.
Présence dans le Paysage : Par sa stature élancée, elle dialogue avec l’ouverture du parc, invitant les visiteurs à un moment de recueillement et de connexion avec leurs origines.
Appropriation par les citoyens : Cette sculpture a été taillée sur place. La municipalité de St-Jacques-de-Montcalm a été fondée par des Acadiens exilés cherchant à bâtir de nouvelles racines au Québec.

COORDONNÉES ET CONTEXTE
Lieu : Parc des Cultures, Saint-Jacques-de-Montcalm, Québec.
Signification : Un point d’ancrage culturel majeur qui témoigne de l’engagement de Lerou à traduire les récits historiques en symboles universels et intemporels.
Cette sculpture, taillée dans le calcaire, a été réalisée en 2015.
Dimensions : 300 X 68 X 56 cm

TOUCHER LES SOMMETS : L’ASCENSION VERS L’EXCELLENCE

L’INTENTION ARTISTIQUE : LE DÉPASSEMENT DE SOI
Érigée sur la promenade Redmond à Saint-Georges de Beauce, cette sculpture monumentale de 14 pieds met en scène deux personnages engagés dans l’ascension d’une paroi rocheuse. L’œuvre symbolise l’effort collectif, la ténacité et l’ambition d’atteindre de nouveaux horizons. En capturant l’instant précis de la grimpe, Lerou rend hommage au courage nécessaire pour surmonter les obstacles et à la volonté de se surpasser.
UN DIALOGUE ENTRE MATIÈRE ET MOUVEMENT
Matière : Calcaire. Le choix de cette pierre permet de restituer la texture rugueuse de la paroi tout en offrant une finesse de détail pour les corps des grimpeurs.
Technique : Taille directe. L’artiste a sculpté les figures à même la structure verticale, créant une fusion totale entre les personnages et leur environnement minéral.
Démarche Archétypale : L’œuvre incarne l’archétype de « l’Ascension » ou du « Héros en devenir ». Elle parle à chacun de ses propres sommets à conquérir et de la force intérieure requise pour ne jamais lâcher prise.

Escalade extrême : toucher les sommets » est une oeuvre taillée dans la pierre calcaire.
Installée sur la promenade Redmond, elle a été réalisée dans le cadre de la deuxième édition de Beauce Art : L’internationale des sculptures à St-Georges-de-Beauce au mois de juin 2015.
Dimensions : 396 X 90 X 52 cm

L’ÉVEIL DE LA CONSCIENCE : LA QUÊTE D’UNE CLARTÉ INTÉRIEURE
L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ALLÉGORIE DE LA LUCIDITÉ
Installée au parc central de Madinaty, Nouveau Caire, Égypte, cette œuvre en marbre blanc incarne le moment de bascule où l’esprit s’extrait de l’ombre pour accéder à la connaissance. La figure féminine, d’une droiture solennelle, porte une torche ou un flambeau, symbole universel de la lumière guidant l’humanité. Elle représente l’éveil de la conscience et la responsabilité éthique, des thèmes qui résonnent avec l’histoire millénaire de l’Égypte tout en s’inscrivant dans une modernité universelle.
UNE ANALYSE ARCHÉTYPALE ET TECHNIQUE
L’Archétype : L’œuvre utilise l’archétype de la « Porteuse de Lumière ». Elle n’est pas seulement une statue, mais une présence active qui rappelle aux passants l’importance de la vigilance de l’esprit et de la quête de vérité.
La Noblesse du Marbre : Le choix du marbre blanc souligne la pureté de l’intention. La taille directe permet de créer des volumes généreux et des drapés qui captent la lumière intense du désert, rendant l’œuvre visible et vibrante sous le soleil égyptien.
Verticalité et Force : Sa posture stable et ancrée symbolise la solidité des convictions, tandis que le geste d’élever la lumière crée une dynamique ascendante, invitant le spectateur à élever sa propre conscience.


L’Éveil de la conscience, oeuvre sculptée dans le marbre, à Madinaty, Nouveau Caire, en Égypte. Cette oeuvre a été réalisée in situ en novembre 2017 et est installée au parc central de Madinaty.
Dimensions : 350 X 170 X 90 cm

KANAWATO : L’EMPREINTE DES ORIGINES


L’INTENTION ARTISTIQUE : UN HOMMAGE AU PREMIER RÉSIDENT
Installée devant l’Hôtel de Ville de Duhamel, l’œuvre Kanawato porte le nom d’un des pionniers de la région, un homme d’origine autochtone qui fut l’un des premiers à habiter ce territoire. Par cette sculpture, Lerou ne crée pas seulement un monument, mais un acte de mémoire vivante. La figure, sculptée en taille directe, émerge d’un socle de roche brute, symbolisant l’enracinement profond de cet homme dans la terre de Duhamel. Sa posture recueillie invite les passants et les élus à honorer l’histoire de ceux qui ont tracé les premiers chemins.
ANALYSE ET SYMBOLIQUE CIVIQUE
La Mémoire du Lieu : En plaçant le nom et l’image de Kanawato devant la mairie, l’artiste réintègre l’histoire autochtone au cœur même de l’administration municipale.
L’Archétype de l’Ancêtre : L’œuvre incarne l’archétype de « l’Ancêtre Veilleur ». Elle rappelle que la gouvernance d’aujourd’hui repose sur les fondations posées par les premiers résidents.
Dualité de la Matière : Le contraste entre la finesse du visage et la rudesse de la pierre du socle illustre la force de caractère nécessaire pour vivre en harmonie avec une nature sauvage et exigeante.
CONTEXTE D’INTÉGRATION
Lieu : Parvis de l’Hôtel de Ville de Duhamel, Québec.
Impact : L’œuvre transforme l’espace public en un lieu de reconnaissance historique, renforçant le sentiment d’appartenance et de fierté de la communauté envers ses racines métissées.

« Kanawato » est une oeuvre taillée dans le calcaire. Elle a été réalisée dans le cadre du symposium In situ de Duhamel de 9 jours au mois septembre 2015.
Elle est installée devant la mairie de Duhamel, Québec.
Dimensions : 109 X 81 X 51 cm


LA DÉESSE DU SOLEIL : L’ÉCLAT DE L’ORIENT
L’INTENTION ARTISTIQUE : UN HYMNE À LA LUMIÈRE
Créée lors d’un symposium international à Chypre, cette œuvre célèbre l’astre solaire, source de vie et de divinité à travers les âges. La silhouette féminine, sculptée dans une pierre calcaire locale , semble s’offrir au ciel. Son visage levé et sa posture ouverte sont conçus pour interagir avec la trajectoire du soleil, captant ses rayons pour transformer la matière brute en une présence lumineuse. Elle n’est pas simplement une statue ; elle est un réceptacle d’énergie.


ANALYSE ET SYMBOLIQUE ARCHÉTYPALE
L’Archétype : L’œuvre incarne la « Mère Solaire » ou la « Source ». Elle renvoie aux cultes anciens de la Méditerranée où la figure féminine et le soleil étaient indissociables de la fertilité et de la connaissance.
Le Dialogue avec le Paysage : Située sur une côte aride face à la mer, la sculpture utilise l’horizon comme cadre. Le choix d’une forme épurée et de surfaces qui accrochent l’ombre permet à l’œuvre de changer d’expression au fil des heures, passant de la douceur de l’aube à la puissance du zénith.
Taille Directe et Environnement : Sculptée sur place, l’œuvre est le résultat d’une présence active où l’artiste a dû composer avec l’intensité du climat et la texture spécifique de la pierre chypriote, créant une pièce qui semble avoir surgi du sol même de l’île.
La Déesse du Soleil est une oeuvre taillée dans la pierre calcaire. Elle a été réalisée en 2016.
Lieu : Parc international de sculpture d’Ayia Napa, Chypre.
Dimensions : 300 X 250 X 100 cm

BABA DOSCHIA : LA MÉTAMORPHOSE DE PIERRE



L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE LÉGENDE DE PIERRE
Sculptée en 2019 lors du symposium international de Caransebeș, en Roumanie, Baba Dochia puise sa force dans l’un des mythes les plus célèbres de la culture roumaine. Cette figure emblématique, souvent associée à l’arrivée du printemps et à la fin de l’hiver, est ici immortalisée dans le travertin. Lerou capture l’essence de cette vieille femme mythique qui, selon la légende, se serait transformée en pierre. L’œuvre incarne la transition entre les saisons, le passage du froid à la chaleur, et la résilience face aux forces de la nature.
ANALYSE ARCHÉTYPALE ET TECHNIQUE
Matière : Travertin. Cette pierre calcaire, aux pores caractéristiques et à la teinte chaleureuse, confère à la sculpture un aspect antique et organique, comme si elle avait été façonnée par le temps lui-même.
L’Archétype de la Transformation : Baba Dochia représente l’archétype de la « Vieille Sage » ou de la « Mère Nature » dans sa phase de mue. Sa forme robuste et enveloppée suggère à la fois la protection et la métamorphose.
Taille Directe et Textures : Le travail en taille directe permet de conserver l’aspect brut du travertin tout en dégageant les traits sereins du personnage. La sculpture dialogue avec l’espace par ses volumes pleins, offrant une présence rassurante et immuable dans le paysage roumain.
Dimensions : 173 x 96 x 137 cm.
AYLYA, DÉESSE DE LA CONSCIENCE : LA LUMIÈRE DE LA RÉSILIENCE

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ÉCLOSION DE SENS
Réalisée en septembre 2015 lors du symposium international Marcheur d’étoiles, l’œuvre Aylya est un hommage à la force intérieure et à la renaissance de la communauté de Lac-Mégantic. Cette « déesse de la conscience », taillée dans un bloc de calcaire massif, incarne la clarté d’esprit et l’éveil nécessaires pour traverser les épreuves. Sa forme épurée et sa présence sereine offrent un point d’ancrage paisible, invitant les citoyens à la contemplation et à la paix retrouvée.
UNE ANALYSE ARCHÉTYPALE ET TECHNIQUE
Matière : Calcaire. Ce matériau a été choisi pour sa douceur au toucher et sa capacité à capter les nuances de la lumière naturelle, symbolisant la vulnérabilité et la noblesse de la vie.
L’Archétype de la Conscience : Aylya représente le passage de l’obscurité à la lumière. Sa structure suggère une ouverture, comme si la pierre elle-même s’éveillait au monde, rappelant que la conscience est le premier pas vers la reconstruction et la guérison.
Taille Directe et Mémoire : Sculptée sous les yeux du public dans un contexte de solidarité, l’œuvre conserve l’énergie de ce moment de partage. La présence active de Lerou durant ce symposium a permis de transformer le calcaire en un réceptacle de la mémoire collective.
INTÉGRATION DANS LE PAYSAGE
Lieu : Lac-Mégantic, Québec.
Impact : Créee en 2015 et installée au cœur de cette ville emblématique, Aylya agit comme une sentinelle de bienveillance. Elle fait partie du parcours sculptural de la ville, témoignant de l’engagement de l’artiste à mettre son art au service de la résilience humaine.
Dimensions : 162 x 168 x 69 cm.

LE MAGE : LE SOUFFLE DES ÉTOILES

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE MÉLODIE CÉLESTE
Conçu lors du symposium international Marcheur d’étoiles à Lac-Mégantic, Le Mage se dresse comme une figure de stabilité et de clairvoyance. Tenant une flûte, il semble invoquer le ciel ; son geste rappelle le chant des aurores boréales, ces lumières dansantes qui lient le terrestre au cosmos. Dans le sillage de la reconstruction de la ville, cette œuvre incarne le savoir accumulé, la mémoire du passé et la capacité à harmoniser l’esprit humain avec les cycles de l’univers.
UNE ANALYSE DE LA FORCE ET DU MYSTÈRE
La Matière : Taillé dans le calcaire, Le Mage utilise la texture de la pierre pour exprimer la densité de l’expérience humaine.
L’Archétype du Guide : Il représente le « Vieil Homme Sage ». Sa flûte n’est pas qu’un instrument, c’est le symbole du souffle de vie qui traverse la matière. Alors qu’Aylya est l’éveil (la lumière), Le Mage est l’ancrage mélodique (la vibration).
Technique et Taille Directe : Créée sous le regard du public, l’œuvre intègre l’énergie de la communauté. Chaque coup de ciseau a été un geste de solidarité, inscrivant la figure du Mage comme un protecteur bienveillant dans la nouvelle géographie urbaine.
INTÉGRATION URBAINE ET POÉTIQUE
Lieu : Lac-Mégantic, Québec (2014).
Symbolisme : En véritable « Marcheur d’étoiles », Le Mage guide le regard vers l’infini. Il rappelle que même après la tempête, la musique de la vie et la beauté des phénomènes célestes continuent de nous habiter.
Dimensions : 200 X 117 X 117 cm
AFRODITA : LA PROMESSE DE LA VIE
L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE FERTILITÉ UNIVERSELLE
Réalisée en septembre 2013 lors du symposium international de Puntarenas au Costa Rica, Afrodita est une œuvre monumentale qui célèbre la maternité et la fertilité. Contrairement aux représentations classiques, cette « Vénus » est sculptée enceinte, symbolisant l’abondance, la création et la continuité de la vie. Installée dans la cour de l’Université du Costa Rica, elle offre aux étudiants une image de puissance sereine et de renouveau constant, rappelant que la connaissance, tout comme la vie, est une éclosion perpétuelle.
ANALYSE ARCHÉTYPALE ET TECHNIQUE
Matière : Calcaire. La clarté de la pierre souligne la pureté des courbes du ventre, point focal de la sculpture.
L’Archétype de la Mère-Terre : En représentant une divinité enceinte, Lerou fusionne l’archétype de la Beauté avec celui de la Mère-Génératrice. L’œuvre devient un totem de fertilité qui dialogue avec la nature luxuriante du Costa Rica.
Taille Directe et Symbolisme : Le travail de la masse calcaire permet de donner à la silhouette une lourdeur noble et une présence protectrice. La verticalité de deux mètres assure une autorité bienveillante à cette figure qui veille sur le savoir universitaire.
Dimensions : 200 x 70 x 50 cm.

L’HIVER : LA SÉRÉNITÉ DU REPOS

L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE ODE À LA CONTEMPLATION
Installée sur le boulevard Gouin Ouest à Montréal, devant la demeure de l’artiste, L’Hiver est une œuvre de marbre qui célèbre la saison du silence et de l’intériorité. Cette figure féminine, enveloppée dans un drapé protecteur, semble se recueillir pour traverser les grands froids. Elle frissonne, elle ne représente pas la rigueur du climat, mais plutôt la paix profonde et la protection nécessaire durant la période de dormance de la terre.
ANALYSE ET SYMBOLIQUE ARCHÉTYPALE
La Noblesse du Marbre : Le marbre blanc, avec ses veinures délicates, évoque la texture de la neige et la pureté des paysages givrés. La pierre semble ici perdre sa dureté pour devenir un manteau protecteur.
L’Archétype du Sommeil Régénérateur : L’œuvre incarne l’archétype de la « Veilleuse ». Par son inclinaison de tête et ses bras croisés sur le cœur, elle symbolise la préservation de la vie et de la chaleur intérieure en attendant le renouveau du printemps. Elle agit comme une gardienne du seuil, invitant les passants à ralentir et à apprécier la beauté tranquille du cycle saisonnier québécois.
INTÉGRATION ET SIGNATURE
Lieu : Boulevard Gouin Ouest (coin Leblanc), Montréal.
Impact : Cette œuvre témoigne de la volonté de Lerou d’intégrer l’art monumental dans le quotidien urbain, transformant une rue résidentielle en un espace de poésie visuelle permanente.
Dimensions : 190 x 90 x 31 cm (pour une hauteur totale de 230 cm avec son socle).
LE MESSAGER : L’ÂME BORÉALE


L’INTENTION ARTISTIQUE : UN SYMBOLE DE LIBERTÉ Commandée par la Société québécoise des infrastructures (SQI), l’œuvre Le Messager, réalisée en 2020, trône fièrement au 600 rue Fullum à Montréal. Représentant le harfang des neiges, oiseau emblématique du Québec, cette sculpture incarne la liberté, la sagesse et la transmission. En choisissant ce messager du Nord pour un édifice public, Lerou crée un lien entre la nature sauvage et la vie citadine, rappelant l’importance de la protection de notre patrimoine naturel et institutionnel.
ANALYSE TECHNIQUE ET SYMBOLIQUE
Matière : Ciment acrylique. Ce matériau contemporain permet une grande finesse dans le rendu des textures tout en assurant une durabilité exceptionnelle face au climat urbain montréalais.
L’Archétype du Messager : Le harfang est celui qui voit ce que les autres ne voient pas. Il représente l’archétype du « Veilleur », un symbole de clarté d’esprit et de communication entre les mondes.
Esthétique et Intégration : Par ses lignes épurées et sa prestance, l’œuvre s’intègre avec autorité à l’architecture moderne de la rue Fullum. Elle agit comme une présence rassurante, un repère visuel qui invite les passants à lever les yeux vers le ciel.
CONTEXTE CIVIQUE
Lieu : 600 rue Fullum, Montréal.
Signification : Cette intégration souligne l’expertise de Lerou dans les projets d’envergure régis par les politiques d’intégration des arts à l’architecture. Elle démontre sa capacité à répondre à des mandats institutionnels tout en conservant sa signature poétique unique.
Dimensions : 200 x 110 x 120 cm
KITCHABOU : LE SOUFFLE CRÉATEUR
L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE FIGURE MÉTAMORPHIQUE
Réalisée en septembre 2019 lors du symposium In Situ – L’Énergie de la Lièvre, l’œuvre Kitchabou rend hommage à l’une des légendes les plus significatives du peuple Anishnabe. Esprit créateur à l’origine des formes de vie sur terre, Kitchabou possède le pouvoir de métamorphose : il peut être géant ou minuscule, passer de l’apparence humaine à celle du lièvre. En le représentant sous une forme anthropomorphe ornée d’oreilles de lièvre, Lerou capture cet instant de mutation et célèbre la force vitale qui anime le territoire de Val-des-Bois.
ANALYSE TECHNIQUE ET ARCHÉTYPALE
Matière : Ciment acrylique. La blancheur de la matière évoque la pureté de l’esprit originel, tandis que la hauteur monumentale de plus de trois mètres traduit la puissance de ce géant mythologique.
L’Archétype du Créateur : Kitchabou incarne l’archétype du « Trickster » ou du « Démiurge ». Sa posture de marcheur symbolise l’acte de création en mouvement, façonnant le paysage à chaque pas.
Symbolisme des Oreilles : Ce détail iconographique majeur rappelle le lien indissociable entre l’humain et l’animal dans la spiritualité autochtone, soulignant que l’énergie de la rivière du Lièvre est habitée par une mémoire millénaire.
IMPACT ET RECONNAISSANCE
Lieu : Parc communautaire de Val-des-Bois, Québec.
Signification : Par cette sculpture, l’artiste offre une présence tangible à l’invisible. Elle transforme un espace public en un lieu de transmission culturelle, honorant les racines anishnabe de la région.
Dimensions : 322 x 100 x 120 cm.


GESTATION : LE QUÉBEC EN DEVENIR


L’INTENTION ARTISTIQUE : UNE TERRE D’ACCUEIL EN RACINES
Réalisée en 2024 pour l’exposition Québec Terre d’accueil de l’Atelier 213,, cette œuvre a été sélectionnée pour habiter durant deux ans le Musée de la rue de Trois-Rivières. Gestation est une métaphore sculpturale d’une société en pleine mutation. Pour Lerou, l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants repose sur une culture nommée et bien enracinée. La sculpture exprime l’idée que pour s’ouvrir au monde, il faut d’abord posséder un lieu commun, une terre fertile et une langue vivante qui nous servent d’ancrage.
ANALYSE SYMBOLIQUE ET TECHNIQUE
Matière : Ciment acrylique. Ce médium moderne permet de sculpter l’élancement vertical de trois mètres, unissant la lourdeur des racines à la légèreté de l’envol.
L’Archétype de la Femme-Arbre : La sculpture représente une femme enceinte, symbole de fertilité et de futur. Ses jambes se transforment en tronc d’arbre et ses pieds s’incrustent dans la base comme des racines profondes. C’est la reconnaissance de notre passé et de notre culture distincte : on ne peut porter l’avenir sans être solidement lié au sol.
La Promesse : Les bras de la figure s’élèvent vers le ciel, traduisant un élan de joie et d’espoir. C’est le geste de celle qui accueille, prête à recevoir les nouvelles réalités dans un Québec en constante éclosion.
RAYONNEMENT URBAIN
Lieu : Musée de la rue, Trois-Rivières (2024-2026).
Signification : En exposant cette œuvre dans l’espace public trifluvien, Lerou invite les citoyens à réfléchir sur l’identité québécoise comme un organisme vivant, capable de grandir et de s’adapter tout en restant fidèle à ses racines ancestrales.
Dimensions : 304 x 91 x 80 cm.
GEORGES : L’ÉQUILIBRE PRÉCAIRE
YGeorges
L’équilibre précaire.
L’INTENTION ARTISTIQUE : LA FRAGILITÉ DU MOUVEMENT
Réalisée entre 2013 -14, Georges est une exploration de l’instabilité humaine. Installée sur une propriété privée de la terrasse Honoré-Beaugrand à Montréal, cette silhouette d’un rouge vibrant incarne le questionnement et l’incertitude. Contrairement aux figures hiératiques et ancrées de Lerou, Georges semble saisi dans un moment de déséquilibre, illustrant la tension entre le désir d’avancer et l’hésitation qui nous habite tous.
ANALYSE TECHNIQUE ET PSYCHOLOGIQUE
Matière : Fibre de verre. La légèreté du matériau permet de pousser la posture vers une inclinaison qui défie la gravité, accentuant cette sensation de chute ou de recherche de centre. Ce déséquilibre visuel symbolise la fragilité de la condition humaine face au changement. Il est l’archétype de la transition, illustrant que l’incertitude est une étape nécessaire de l’évolution personnelle.
Le Rouge des Pulsions : La couleur monochrome n’est pas seulement un choix esthétique, elle symbolise l’urgence de vivre et l’intensité des émotions qui bousculent la forme.
Une Humanité à Nu : La tête inclinée et les bras suggérant une torsion expriment une vulnérabilité brute. Georges n’est pas une statue de certitude, mais un miroir de nos doutes, une présence qui respire l’inquiétude et la quête de sens.
INTÉGRATION ET RÉFLEXION
Lieu : Terrasse Honoré-Beaugrand, Montréal.
Impact : Par sa couleur et sa posture « hors d’aplomb », l’œuvre interpelle le passant. Elle rappelle que l’équilibre n’est jamais acquis, mais qu’il est une danse constante avec l’incertitude.
Dimensions : 109 x 81 x 51 cm.



